La Poésie
poésie d'humour, poésie d'amour, voir la beauté en toute chose constitue l'inspiration profonde de la poésie selon Kathleen Raine
Poésie en amateur
started by Serkar (30 December 2009)
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30 December 2009
Ici je propose de déposer nos propres poèmes ou textes poétiques. (ou cellles et ceux de vos proches)
Il est gênant de se "poser" avec les géants en la matière.
Donc ici tout est permis : poèsie classique, moderne, libre, déjantée, humoristique , parfois un peu olé olé.
Je commence.Serkar edited this post 30 December 2009
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30 December 2009
IMPERCEPTIBLE
Toutes les heures nous blessent, la dernière nous tue.
Il est terrible
le tic-tac de la pendule
qui trotte dans la tête du vieillard.
Incrédule,
il refuse de se voir
dans le miroir
sans artifices et sans fards.
Silencieux et sournois
comme un serpent qui rampe vers sa proie,
le temps, transportant ses flétrissures,
gangrène le corps
qui s’arque-boute tant qu’il peut
avec sa canne et ses médicaments faute de mieux.
Mais inexorablement le temps
sans qu’on lui ait jamais rien demandé
sans qu’on lui ait jamais rien commandé
jamais
tourne inlassablement une à une
les pages du calendrier.
Dans le métro ou le bus
ou dans n’importe quoi qui le transporte
l’œil du vieillard, sans que lui-même y pense,
cherche la place libre dès qu’il franchit la porte.
Un brouillard de plus en plus dense
danse devant ses yeux.
Et dans les escaliers la rampe
jusqu’alors par l’adulte ignorée
devient au soir de sa vie
d’une cruelle réalité.Toutes les heures nous blessent, la dernière nous tue.
Serkar 4 novembre 2008.
© 2008 Serkar / Dans Tous Les Sens
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30 December 2009
GILDE edited this post 30 December 2009
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30 December 2009
@nanef : j'aime l'honnêteté : la phrase qui ouvre et ferme mon texte n'est pas de moi. Je l'ai trouvé dans un roman de René Boylesve "L'enfant à la balustrade". La vie sociale d'un village vu à travers les yeux d'un enfant. Magnifique et d'une écriture lègère.
Le gamin avait lui-même trouvé cette inscription sur un cadran solaire au fond d'un jardin et en latin :Laedunt omnes, ultima necat
lRené Boyleste ne dit rien sur l'origine de cette phrase qui depuis m'obsède par sa cruelle beauté.
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8 January 2010
SUPPLIQUE
Dis, quand partiras-tu
Dis, réponds moi veux-tuJ’en ai marre d’être l’ombre
De ton ombre et souffrir
De t’écouter parler
Et piaffer et gémirDis, quand partiras-tu
Dis, réponds moi veux-tuJ’ai dû me taire
Quand j’ai voulu crier
M’effacer devant toi
Quand j’ai voulu ruerDis, quand partiras-tu
Dis, réponds moi veux-tuÊtre comme il faut
Se soucier des apparences
Toujours et partout
En toutes circonstancesDis, quand partiras-tu
Dis, réponds moi veux-tuL’image toujours l’image
Que rien ne doit ternir
Attention les enfants
Le rideau va s’ouvrirDis, quand partiras-tu
Dis, réponds moi veux-tuLes perfides rumeurs
Et les mots malveillants
Sont pour ton entourage
Aux abonnés absentsDis, quand partiras-tu
Dis, réponds moi veux-tuQu’importe le flacon
Pourvu qu’on ait l’ivresse
Qu’importe ma vie
Pourvu que tu paraissesDis, quand partiras-tu
Dis, réponds moi veux-tuAllons il est bien temps
Qu’enfin tu débarrasses
De ce plancher des vaches
Ton horrible carcasseDis, quand partiras-tu
Tiens, tu ne parles plus !27 février 2006
© 2006 Serkar / Dans Tous Les Sens
Serkar edited this post 8 January 2010
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